Vivons heureux avant la fin du monde : des idées pour repenser nos modèles de société

Vivons heureux avant la fin du monde : des idées pour repenser nos modèles de société

Chaque mois, Vivons heureux pose des questions de société : comment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer, cohabiter avec sa famille, supporter ses frères et sœurs, éduquer ses enfants, être des parents à peu près cohérents, faire survivre son couple, ou même réussir sa séparation dans les années 2000 ?

Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel explore chaque mois nos incohérences et surtout tente d’y apporter les solutions possibles ou au moins des outils pour être moins démunis.

Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs en psychologie, sociologie, philosophie, littérature, histoire ou anthropologie et écologie, féminisme, politique ou antispécisme, ce podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible tout en maintenant le dialogue. Comme dans sa série à succès « Y’a deux écoles » sur le choix entre école publique ou privée, Delphine Saltel n’hésite pas à mettre en scène son quotidien dans « Vivons heureux avant la fin du monde ». Partant de scènes domestiques (ses deux filles veulent faire les soldes ; son compagnon l’agace dès le réveil, sa fille veut un chien, elle-même veut arrêter l’alcool, se mettre au yoga, comprendre pourquoi elle court ou apprendre à réparer seule son lave-vaisselle) l’autrice creuse avec humour sa culpabilité renouvelable. Mais l’ancienne prof et documentariste à France Culture reprend vite le dessus pour mener avec rigueur ses enquêtes et entretiens tout en ne sombrant pas dans la déprime ou la résignation. Elle tend son micro pour capturer les doutes, les questionnements et la pensée en marche, mais aussi l’intimité, la rumeur de la ville, les disputes, le vent dans les arbres, les oiseaux et les mots qui finissent par sortir.

Vous avez une question ? Delphine propose des tentatives de réponse et des pistes de réflexion. Le coton bio est-il vraiment écolo ? Pourquoi vivre en couple semble parfois impossible ? Peut-on se passer d’un smartphone ? Pourquoi la fast fashion c’est vraiment mal ? Comment renouer la conversation ? Et si on rêvait tous d’avoir un jardin ? Comment parler d’amour ? Pourquoi c’est si difficile la parentalité ? Comment on devient vegan ? Comment résister aux injonctions quand on est une femme ? Pourquoi l’école creuse les inégalités sociales ? Est-ce que le yoga c’est de droite ? Pourquoi est ce qu’on aime tellement les animaux ? C’est quoi notre problème avec l’alcool ? Comment les bébés et la parentalité intensive peuvent rendre dingue ? Où se réfugier quand en pleine crise et changement dans l'environnement ?

Avec une bonne dose d’autodérision, une curiosité et une empathie rafraîchissantes, l’autrice part à la rencontre des témoignages, des expériences concrètes et des nouvelles théories peu médiatisées et parvient en un tournemain à les mettre à notre portée et à nous déculpabiliser.

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Resumen del episodio

C'est la sieste finale ! Et si la sieste était une arme politique ? Convaincue que notre société manque de sommeil, Tricia Hersey, poétesse, chapelaine et activiste afro-américaine d’Atlanta, a fondé le « ministère de la sieste ». Depuis 2016, elle organise des séances de sieste collective gratuites où chacun est invité à vivre le repos comme un acte de résistance. À l’opposé d’une coach bien-être qui prônerait une énième technique miracle pour encaisser les cadences trépidantes de nos vies actives, Tricia Hersey transforme la sieste en réflexion collective : est-ce forcément paresseux de se reposer ? Sommes-nous utiles seulement quand on est productif ? À quoi sert la petite comédie sociale du « je suis crevé-e, je cours partout » ? Quelles logiques socio-économiques produisent notre fatigue générale ? Le monde appartient-il seulement à ceux qui se lèvent tôt ? Comment se déconditionner de la « grind culture », cette culture capitaliste de la broyeuse qui valorise l’épuisement pour mieux nous rendre dociles…

Episodios

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Se reposer, c’est lutter

C'est la sieste finale ! Et si la sieste était une arme politique ? Convaincue que notre société manque de sommeil, Tricia Hersey, poétesse, chapelaine et activiste afro-américaine d’Atlanta, a fondé le « ministère de la sieste ». Depuis 2016, elle organise des séances de sieste collective gratuites où chacun est invité à vivre le repos comme un acte de résistance. À l’opposé d’une coach bien-être qui prônerait une énième technique miracle pour encaisser les cadences trépidantes de nos vies actives, Tricia Hersey transforme la sieste en réflexion collective : est-ce forcément paresseux de se reposer ? Sommes-nous utiles seulement quand on est productif ? À quoi sert la petite comédie sociale du « je suis crevé-e, je cours partout » ? Quelles logiques socio-économiques produisent notre fatigue générale ? Le monde appartient-il seulement à ceux qui se lèvent tôt ? Comment se déconditionner de la « grind culture », cette culture capitaliste de la broyeuse qui valorise l’épuisement pour mieux nous rendre dociles…

08 oct. 2026
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Faut-il renoncer aux voyages ?

Malaise dans le tourisme Dans cet épisode, Delphine Saltel part à Naples pour un week-end romantique : Vésuve, Spritz au soleil couchant, spaghettis di mare. Le plan est parfait. Sauf qu’elle a aussi emmené dans ses bagages une invitée surprise : une petite voix intérieure franchement pénible, qui transforme chaque plaisir en casse-tête moral. Un cappuccino « authentique » dans une ruelle populaire ? Suspicion de folklore. Une visite à Pompéi avec des cars de touristes ? Catastrophe civilisationnelle. Derrière la carte postale, quelque chose coince : impression de jouer un rôle, de ne pas être à sa place, ou pire — de ne pas vouloir voir ce qui dérange. Pour comprendre ce malaise, l’épisode mène l’enquête. D’un côté, la philosophe Juliette Morice démonte notre obsession du « vrai voyage » et cette étrange tendance à la haine de soi… De l’autre, la sociologue Juliette Roguet propose une plongée beaucoup plus concrète : elle part de sa propre expérience d’étudiante au Pérou pour observer, de l’intérieur, ce…

24 jul. 2026
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Trouble dans l’attention

La philo peut-elle nous sauver de la brain gym ? On a tous vécu ce moment : ouvrir un bon livre… et finir sur son téléphone au bout de vingt minutes à regarder une vidéo de quelqu’un qui nettoie un tapis. Bienvenue dans votre cerveau en 2026. Sommes-nous tous en train de devenir TDAH ? Nos cerveaux sont bousillés par les GAFAM, nos capacités d’attention dissoutes dans le scroll infini, si bien que l’on pourrait parler de « crise de l’attention ». Dans cet épisode de Vivons heureux la fin du monde, Delphine Saltel reçoit la philosophe Apolline Guillot, qui propose de dégonfler la panique autour de ladite crise. Avant d’écrire, elle a commencé par fuir : en proie à un sérieux sentiment d’épuisement numérique, elle décide de s’isoler plusieurs semaines dans un coin paumé du Cher. Là, elle observe. Elle note. Elle s’ennuie comme un rat. Elle se déconcentre. Et elle tient le journal de bord très concret d’une expérience : que devient notre attention quand on la laisse — enfin — respirer ? À partir de là, elle…

29 abr. 2026
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Médecine esthétique : peut-on avoir la peau des riches ?

Analyser les piqûres, les acides et autres lubies de l’anti-âge Dans la salle d’attente du dermatologue, entre un ficus en plastique et trois vieux magazines people, une petite brochure promet monts et merveilles : rides lissées, lèvres pulpeuses, glow immédiat. Le futur du visage tiendrait en quelques piqûres d’acide hyaluronique ou de botox. On hésite, on feuillette et puis on repense à cette petite ride d’amertume qu’on a remarquée l’autre jour. Dans cet épisode de Vivons heureux avant la fin du monde, Delphine Saltel s’infiltre dans un cabinet de médecine esthétique pour sonder ses propres désirs de “skin booster”. Prête à se ruiner pour repulper son relâchement cutané, elle interroge sa fascination-repulsion pour les injections. Où est le problème ? Dans la seringue ou ce qui la précède ? Les heures à scruter des visages impeccables, filtrés, retouchés, découpés par algorithme ? Avec la critique de cinéma Murielle Joudet, qui a écrit sur les actrices et la vieillesse, elle essaie de dégager les bonnes…

18 mar. 2026
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[SPÉCIAL] La vérité sur le podcast qui doute de tout

On fait le bilan calmement. Comment survivre à la fabrication d’un podcast à la première personne ? Faut-il enregistrer ses enfants en micro caché pour remonter dans le classement Spotify ? Combien de thèses de sociologie doit on ingurgiter pour pondre 30 minutes d’épisode ? Le podcast de vulgarisation scientifique peut-il sauver la planète ? Un épisode spécial pour fêter la cinquième saison de « Vivons heureux avant la fin du monde » et découvrir les joies, les galères et les coulisses du studio. Avec : - Anis Rhali, auteur, réalisateur, youtubeur, podcasteur, et invité de choix de Vivons heureux avant la fin du monde ; - Delphine Saltel, autrice et podcasteuse torturée d’ARTE Radio. Remerciements : - L'équipe de la Gaîté Lyrique : Caroline Baldeyrou, Valentine Sanquer, Margot Renoux, Madeleine Varin et David Suchestow. Enregistrements décembre 2025 Entretien Anis Rhali Réalisation, mixage, montage et musiques originales Arnaud Forest Prise de son Étienne Bottini Accompagnement éditorial Mina Souchon…

27 ene. 2026